Le chercheur Jocelyn Raude est professeur en psychologie de la santé à l’Ecole des hautes études en santé publique, où il étudie les comportements et les peurs des populations face aux risques sanitaires, notamment ceux qui sont liés aux maladies infectieuses émergentes. En vingt ans, il a travaillé sur la pandémie de Covid-19, la grippe, mais aussi les virus Zika et chikungunya.
Six ans après le début de la pandémie de Covid-19, les cas d’infection à hantavirus ont rapidement généré une inquiétude chez une partie de la population. Avez-vous été surpris ?
Non, pas vraiment. L’inquiétude a resurgi avec force car des symboles importants ont ravivé la mémoire traumatique de la pandémie de Covid-19, que ce soient la mise en quarantaine du bateau de croisière MV Hondius – qui rappelle celle du Diamond-Princess [au large du Japon en février 2020] – ou la méconnaissance en Europe du hantavirus. Ce mécanisme psychologique, appelé « phénomène d’ancrage », a fonctionné dans les esprits comme une partition datant de 2020 qui pourrait se rejouer en 2026.
Existe-t-il des schémas de réaction face à un risque sanitaire ?
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