Juan Gabriel Vásquez, la terreur colombienne
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Il vient d’Amérique latine. Ça veut tout dire et ça ne veut rien dire. Ça veut peut-être dire que dans la vie de Juan Gabriel Vásquez, l’urgence littéraire s’est forgée proportionnellement à la violence d’état qu’il a vécue adolescent. Mais ça ne veut rien dire, car l’auteur toque régulièrement aux portes de l’ailleurs.
Né en Colombie (qui doit son nom à Christophe Colomb) ce découvreur de mondes, fils d’avocats anglophiles, est pétri de cultures plurielles qu’il traverse comme les siècles. Avec la même aisance. France, Belgique, Espagne, Joseph Conrad, Gustave Flaubert, Emily Dickinson : autant de terres et de continents qu’il arpente et habite avec un amour majuscule de la littérature. L’auteur de La traduction du monde passé par le journalisme, primé de nombreuses fois, est un adorateur de ces vies que l’on peut pétrir jusqu’à en faire… un roman. C’est le cas de son dernier opus qui paraît au Seuil, intitulé Les noms de Feliza, du nom de cette sculptrice colombienne Feliza Bursztyn qui, sans la plume de Vásquez, aurait pu finir aux oubliettes… Roman en lice pour le prix Femina étranger 2026.
Programmation de l’invité :
• José Alfredo Jiménez, version María Dolores Pradera Las ciudades, ranchera
• Enrique Santos Discépolo, version Joan Manuel Serrat Cambalache.
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