En direct Jeudi 3 Septembre 2026
Géopolitique

L’Algérie va ouvrir une prison pour narcotrafiquants dans le désert hostile du Tanezrouft

La transformation d’une caserne militaire en établissement de haute sécurité destiné aux « barons de la drogue » intervient alors que les autorités multiplient les mises en garde contre l’essor du trafic de stupéfiants dans le pays.

L’Algérie va ouvrir une prison pour narcotrafiquants dans le désert hostile du Tanezrouft
HaitiCreoleRadio.com

C’est l’une des régions les plus inhospitalières de la planète. En plein désert du Tanezrouft, l’Algérie va transformer une caserne militaire en prison de haute sécurité destinée aux narcotrafiquants, a annoncé, mercredi 2 septembre, la présidence algérienne.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Trafic de drogue : un « système de change parallèle » mis au jour entre Marseille et l’Algérie

La décision a été prise lors d’une réunion du Haut Conseil de sécurité présidée par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune. La future prison sera réservée aux « barons de la drogue et aux trafiquants », selon un communiqué de la présidence, qui n’a pas donné d’autres détails.

Situé dans l’extrême sud-ouest algérien, à la frontière du Mali, le Tanezrouft est un désert quasi inhabité où les températures peuvent dépasser 50 °C en été. Surnommé le « pays de la soif », il est considéré comme l’une des zones les plus reculées et hostiles du Sahara.

Des saisies d’ampleur régulières

Les autorités ont également décidé de créer un organisme sécuritaire spécialisé dans la lutte antidrogue, sur le modèle d’agences existant dans plusieurs pays, notamment la Drug Enforcement Administration (DEA) aux Etats-Unis.

Cette annonce intervient alors que les autorités multiplient les mises en garde contre l’essor du trafic de stupéfiants dans ce pays de près de 46 millions d’habitants, vaste territoire méditerranéen disposant d’environ 6 400 kilomètres de frontières terrestres.

Selon des chiffres attribués à l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, l’Algérie comptait en 2024 plus de trois millions de toxicomanes.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les arrestations en Algérie de Mehdi Laribi et Djamel Djeha, deux cadres présumés du narcotrafic, signe du timide réchauffement entre Paris et Alger

Les autorités annoncent régulièrement des saisies d’ampleur. Le 21 août, elles ont déclaré avoir intercepté plus de dix millions de capsules de prégabaline, une substance psychotrope, ainsi que plus de 33 kilogrammes de cocaïne, présentés comme une saisie record.

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent « Allez vous faire foutre ! » : à Berlin, la « piscine du pe… Article suivant Ceuta : crise politique, après la publication d’un rapport a…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !