Les dernières avancées de l’enquête, confiée au parquet fédéral de Karlsruhe (Allemagne), feront-elles sortir le chancelier Friedrich Merz de son silence ? Lundi 10 août, six jours après la découverte d’un drone piégé sur le tarmac de l’aéroport de Leipzig, en Saxe, le chef du gouvernement fédéral poursuivait ses congés et n’avait pas prévu de rentrer à Berlin, mercredi, pour présider le conseil des ministres.
Pourtant, le premier rapport des enquêteurs, auquel ont eu accès plusieurs médias, est particulièrement alarmant. Selon Die Zeit, l’analyse des caméras de surveillance de l’aéroport de Leipzig atteste que l’engin chargé de 800 grammes de Semtex, un puissant explosif d’origine militaire, a bel et bien percuté un avion-cargo qui stationnait sur la piste, mardi 4 août, à 19 h 30, avant de retomber au sol. D’après l’hebdomadaire, la carlingue de l’Antonov ukrainien a été endommagée à hauteur de ses réservoirs de carburant. Le quadricoptère a également touché une aile de l’appareil qui porte des traces du choc.
Pour l’heure, on ignore encore pourquoi la bombe volante ne s’est pas déclenchée lors de l’impact. La charge explosive s’est vraisemblablement décrochée lors de la collision – elle a été retrouvée à quelques mètres du drone. De l’ADN a également pu être prélevé. D’après le tabloïd Bild, la trace génétique serait identique à celle collectée lors d’une première enquête pour sabotage sur l’aéroport de Leipzig : le 20 juillet 2024, un colis avait pris feu à bord d’un avion de fret DHL, déclenchant une explosion. Un retard imprévu dans le plan de vol avait évité que l’accident se produise juste après le décollage de l’appareil.
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