Les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie restreignent l’accueil des étudiants étrangers, dans “un contexte d’hostilité croissante de l’opinion publique envers l’immigration après la pandémie, qui a fortement perturbé les flux migratoires des étudiants étrangers”, note le Times Higher Education. Dans le même temps, les étudiants asiatiques sont de plus en plus nombreux à vouloir rester faire leurs études chez eux, et la Chine, la Corée du Sud, le Japon et Hong Kong ont dépassé leurs objectifs de recrutement international, grâce à des investissements d’envergure dans l’éducation supérieure.
Le vieillissement démographique, qui entraîne une pénurie de main-d’œuvre, et la hausse du niveau universitaire local expliquent cette tendance. “Chaque pays présente toutefois sa propre dynamique”, souligne le site spécialisé établi au Royaume-Uni. Les difficultés récentes de l’économie chinoise expliquent aussi pourquoi moins d’étudiants locaux ont les moyens d’étudier en Occident. Et l’important taux de chômage des jeunes explique pourquoi la Chine n’accorde pas facilement de visa de travail aux diplômés étrangers qui ont étudié sur son territoire. À Hong Kong, les autorités feront passer de 40 à 50 % le quota d’étudiants étrangers dans les universités à partir de 2027, mais cette mesure est un trompe-l’œil car les Chinois comptent comme des étrangers. En Corée, malgré un bon accueil dans les établissements supérieurs, l’accès au marché du travail est également compliqué, car le pays n’est “pas encore pleinement préparé, sur les plans social et culturel, à soutenir un véritable multiculturalisme” à l’intérieur de ses frontières, selon Theodore Jun Yoo, professeur au département de langue et littérature coréennes de l’université Yonsei, à Séoul.
L’Asie forme désormais plus de talents qu’elle n’en exporte, mais les débouchés professionnels et l’ouverture sociale restent les principaux freins à son attractivité.
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Jeudi 15 octobre à 19h
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