L’homme malade de l’Europe est-il enfin entré en convalescence ? Les signaux en ce sens se multiplient, outre-Rhin, confirment plusieurs instituts de conjoncture, jeudi 3 septembre, qui ont nettement relevé leurs prévisions de croissance. L’institut économique de Munich (Ifo) table ainsi sur un taux de croissance de 1,4 % en 2026 (contre 0,9 % jusqu’ici), et 1,2 % en 2027 (contre 0,8 %). Celui de Kiel (IfW) relève quant à lui ses prévisions de 0,5 point, avec 1,3 % attendu cette année, estimant que la conjoncture « a franchi le creux de la vague, même si la reprise reste fragile ».
Cette embellie est en train de changer le discours de déclin économique allemand, qui dominait depuis plusieurs années. Depuis 2019, la première économie de la zone euro a en effet fait du surplace, frappée tour à tour par la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, le changement de paradigme de la Chine, passée de client privilégié à redoutable concurrent, et les différents chocs géopolitiques survenus depuis le début de la seconde administration Trump. Cette stagnation alimentait l’image d’un pays vieillissant et peu compétitif, engoncé dans sa bureaucratie et son modèle industriel issu du XXe siècle, générant moins de croissance que ses partenaires européens.
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