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L’Édito du Rezo: De mal en pis!

Paris, le 20 juillet 2026 : Quiconque suit l’insoutenable vie sociopolitique haïtienne ne peut s’empêcher de s’offusquer, du moins de s’étonner de l’accueil qui a été réservé à l’ancien chanteur-président, Michel Joseph Martelly, à son retour au pays, le 15 juillet 2026, après

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20 juillet 2026
L’Édito du Rezo: De mal en pis!
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L’Édito du Rezo: De mal en pis!

  • by Rezo Nodwes
  • 20 juillet 2026
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Paris, le 20 juillet 2026 :

Quiconque suit l’insoutenable vie sociopolitique haïtienne ne peut s’empêcher de s’offusquer, du moins de s’étonner de l’accueil qui a été réservé à l’ancien chanteur-président, Michel Joseph Martelly, à son retour au pays, le 15 juillet 2026, après plusieurs années passées aux États-Unis dans les circonstances que l’on sait.

Comment comprendre que l’ancien saltimbanque, autoproclamé chef des « bandi legal », sanctionné par le Canada, les États-Unis et l’Union européenne pour son « rôle présumé dans la création, le financement et l’armement de gangs »1, puisse retourner ainsi au bercail, comme si de rien n’était ?

Bien évidemment, qu’un petit groupe de partisans ait été poussé à venir accueillir chaleureusement le chef du parti néo-duvaliériste PHTK à l’aéroport puis l’accompagner non loin de son domicile à Pétion-Ville en criant « Vive Martelly ! », personne n’est dupe, c’est le jeu classique de la manipulation de l’opinion publique faisant croire que l’ex-Sweet Micky est encore très populaire dans le pays.

Bien sûr, que certains journalistes incompétents et corrompus jusqu’à la moelle s’y mettent également sur leurs antennes, sur les réseaux sociaux, le présentant comme une personnalité politique de premier plan, homme providentiel revenant des ténèbres de la persécution politique nationale et internationale, irréprochable, fils du peuple, idole de la jeunesse, et autres arguties, cela ne surprend pas grand monde non plus.

Mais, nom de Dieu, que l’appareil sécuritaire de l’État soit mobilisé à ce point pour assurer le déplacement d’un tel personnage sulfureux traînant derrière lui tant de casseroles, et que cela n’émeuve presque personne sur la scène médiatico-politique, cela prouve, s’il en est encore besoin, à quel degré les institutions politiques régaliennes haïtiennes se délitent totalement.

Enfin, que dire du personnage en lui-même ? Il est évident qu’il se fiche royalement des faits pourtant d’une extrême gravité qui lui sont reprochés ! Sans doute compte-t-il sur l’hypocrisie de la fameuse « communauté internationale », sur la mansuétude de ses amis du secteur privé des affaires bien agrippé au pouvoir, sans oublier l’impuissance d’une opposition politique et sociale malhonnête, balkanisée, pour ne pas dire quasi-inexistante, elle-même en proie à ses pires démons en matière de division, de corruption, et parfois même de connivence avec certains gangs.

1 Voir Rezo Nodwès, « Fils-Aimé est-il désormais le gestionnaire d’un retour en grâce des réseaux sanctionnés ? », 18 juillet 2026.

Alors, que fait la justice haïtienne – qui, selon Pierre Espérance, directeur exécutif du RNDDH, joue un « rôle majeur dans le maintien de l’impunité et de la corruption dans le pays2 » –, dans ce chaos indescriptible ?

Quelles procédures ont été mises en branle par l’appareil judiciaire pour prendre le relais des sanctions nord-américaines et européennes infligées à des personnalités comme l’ancien président « Tèt Kale » ?

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