Finalement, ils n’étaient que quatre dans l’avion qui a décollé en début de journée, mardi 18 août, de l’aéroport de Linköping, au sud de Stockholm, pour atterrir quelques heures plus tard sur la base aérienne militaire d’Amari, dans le nord de l’Estonie. Quatre au lieu des 18 détenus que la Suède voulait transférer vers l’Etat balte pour y purger leur peine dans la prison de Tartu, en vertu de l’accord signé avec le gouvernement estonien en juin 2025. Mais comme l’ont révélé deux médias suédois et estonien, Tallinn a refusé d’accueillir plus de la moitié des hommes proposés par Stockholm, en raison de leur lien avec la criminalité organisée.
A moins d’un mois des élections législatives organisées en Suède le 13 septembre, le gouvernement de centre droit, soutenu par l’extrême droite, se serait bien passé de ce contretemps. D’autant que la majorité de droite et d’extrême droite, à la traîne dans les sondages, a fait du durcissement de la politique pénale l’un des éléments-clés de sa campagne, promettant de poursuivre le tour de vis inédit opéré depuis son arrivée au pouvoir en 2022, et dont l’accord avec l’Estonie est l’une des illustrations.
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