C’est une vision familière pour quiconque a vécu au Pakistan, et en particulier à Islamabad, la capitale fédérale : le recours à des conteneurs pour bloquer les routes. Mais cette fois-ci, les préparatifs sont spectaculaires. Le quotidien Pakistan Today évoque près de 2 000 conteneurs remplis de sable et de gravier, 18 000 personnels de sécurité déployés en renfort, ainsi que des contrôles accrus aux entrées et sorties de la ville.
Une véritable muraille visant à empêcher les soutiens du Pakistan Tehrik-e-Insaf (PTI, Mouvement du Pakistan pour la justice), le principal parti d’opposition, de marcher sur la capitale dimanche 4 octobre. Le parti a en effet annoncé une manifestation de soutien à l’ancien Premier ministre Imran Khan, incarcéré depuis 2023.
En réaction, depuis le 18 septembre, les autorités d’Islamabad ont interdit les rassemblements publics de cinq personnes et plus pendant deux mois. Selon Pakistan Today, la stratégie de la police consistera à “arrêter plutôt que disperser les manifestants”.
“Mauvais message”
Alors que l’ancien Premier ministre est régulièrement présenté par les autorités comme une menace pour la sécurité nationale, sa popularité semble demeurer intacte : Al-Jazeera cite Bilal Gilani, directeur exécutif de l’institut de sondage Gallup Pakistan, sel
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