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L’Iran condamne les frappes américaines et instaure une nouvelle « zone interdite » près du détroit d’Ormuz

Téhéran dénonce les frappes américaines contre ses pétroliers et pose ses conditions pour mettre fin à la guerre, alors que les tirs se poursuivent autour du détroit d’Ormuz malgré le cessez-le-feu d’avril.

L’Iran condamne les frappes américaines et instaure une nouvelle « zone interdite » près du détroit d’Ormuz
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Le ministère des affaires étrangères iranien a condamné, mercredi 9 septembre, les frappes américaines contre des pétroliers iraniens, les qualifiant de « menace » pour la sécurité régionale, au lendemain d’une nouvelle escalade entre Téhéran et Washington autour du détroit d’Ormuz.

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« Les actions agressives des Etats-Unis contre des navires commerciaux iraniens ne font pas qu’accroître les dangers liés aux tensions dans la région, elles constituent également une menace manifeste pour la paix et la sécurité régionales et internationales », a déclaré le ministère dans un communiqué, y ajoutant que les forces iraniennes avaient visé des installations militaires américaines dans la région en « légitime défense ».

A la suite de ce nouvel épisode d’escalade des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis – auquel s’ajoutent des échanges de frappes entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthistes du Yémen –, le baril de pétrole brent a franchi mercredi la barre symbolique des 100 dollars, pour la première fois depuis juillet.

Mise à jour le

Le cours du baril de pétrole

Graphique utilisant des données.

Source : Boursorama

Les gardiens de la révolution, la force armée iranienne, ont par ailleurs annoncé mercredi l’instauration d’une nouvelle « zone interdite » au large du détroit d’Ormuz, couvrant une partie du golfe d’Oman et de la mer d’Arabie. « Elle commence approximativement en direction de Chabahar, couvre une partie de la mer d’Oman et une autre partie de la mer d’Arabie », a précisé à la télévision d’Etat le porte-parole des gardiens, Hossein Mohebi, en ajoutant que les coordonnées exactes seraient communiquées ultérieurement.

« Si un navire entre dans cette zone sans coordination préalable, il fera l’objet de sanctions », a-t-il fait savoir, en précisant que ces sanctions incluraient l’interdiction de bénéficier de services liés à la navigation.

L’Iran conditionne la fin de la guerre avec les Etats-Unis

M. Mohebi a également affirmé que la guerre avec les Etats-Unis pourrait prendre fin si Washington cessait de menacer l’Iran et acceptait plusieurs demandes de Téhéran. « Si l’ennemi souhaite mettre fin à cette situation, il doit, tout en cessant complètement la guerre, s’abstenir de toute nouvelle menace, retirer les forces de l’armée du régime israélien du Liban, mettre fin au blocus du Yémen, débloquer les 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, et s’abstenir de toute ingérence dans les capacités nucléaires et balistiques du pays », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Ces déclarations surviennent au lendemain de nouvelles frappes iraniennes revendiquées contre deux navires américains, huit pétroliers et dix autres navires, en riposte à la destruction de cinq pétroliers iraniens par l’armée américaine mardi. L’agence maritime britannique UKMTO a fait état de plusieurs navires en feu à différents endroits, sans préciser dans l’immédiat si des victimes étaient à déplorer.

Téhéran et Washington continuent d’échanger des tirs dans la région du détroit d’Ormuz, malgré un cessez-le-feu instauré en avril, les négociations diplomatiques restant au point mort.

En parallèle, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, engagé dans son propre conflit de longue date avec l’Iran, a déclaré lors d’une visite à des soldats israéliens déployés en Syrie que la République islamique d’Iran était sur le point de « s’effondrer ».

« Il reste encore du travail à accomplir, la tâche principale est de faire tomber le régime terroriste en Iran. Nous en sommes très proches. Nous savons que l’ensemble de cet axe [comprenant l’Iran et ses groupes alliés] finira par s’effondrer », a-t-il déclaré sur le versant syrien du djébel Al-Cheikh (mont Hermon), à la frontière entre Israël et la Syrie, lors d’une visite en compagnie du ministre de la défense, Israel Katz.

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Le Monde avec AFP

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