Comment un pays s’enrichit-il ? Pendant des décennies, les milieux économiques se sont entendus sur une réponse simple : il fallait s’ouvrir au libre-échange et éviter la “politique industrielle”, c’est-à-dire des interventions de l’État visant à orienter ce que produit une économie.
Aucune institution n’incarnait autant cette perspective, connue sous le nom de “consensus de Washington”, que la Banque mondiale. Fondée en 1944 afin de fournir des prêts à faible taux d’intérêt aux pays en développement, elle n’a pas tardé à devenir le centre intellectuel de l’économie du développement. Et, dans les années 1990, elle s’est fermement positionnée contre la politique industrielle, au point d’en faire quasiment un tabou.
Mais la politique industrielle fait aujourd’hui son retour, et ce à l’initiative d’une institution inattendue : la Banque mondiale. Selon un rapport publié en mars, celle-ci voyait auparavant les choses à l’envers : l’intervention de l’État, quand elle est correctement mise en œuvre, peut en réalité être un ingrédient essentiel de la réussite économique. La politique industrielle “doit être envisagée comme l’un des outils politiques de tout pays”, conclut le document.
Les quatre tigres asiatiques
“On peut difficilement minimiser la portée [de cette déclaration]”, affir
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 3,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-43%)
3,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Devrions-nous tous prendre de la créatine ?
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !