Sur les 7 300 décès en excès enregistrés lors des fortes chaleurs depuis la fin du mois de mai – un bilan provisoire qui ne tient pas compte de la canicule d’août –, combien de personnes souffraient de pathologies chroniques ? On l’ignore, ce chiffre étant une estimation qui inclut toutes les causes de mortalité. « La chaleur peut entraîner de nombreuses décompensations de maladies chroniques qui pourront entraîner des décès. Il est très difficile d’avoir une quantification par cause », déclarait Sébastien Denys, directeur de la santé, de l’environnement et du travail au sein de Santé publique France, mercredi 19 août, à l’occasion du bilan de la troisième canicule de l’année, celle de juillet.
Reste que dans les hôpitaux, les médecins spécialistes ont observé quotidiennement l’impact des vagues de chaleur successives sur leurs patients. « Lorsqu’elles persistent et se répètent, elles peuvent rompre un équilibre déjà précaire, explique Julien Doublet, cardiologue au centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, avec un risque d’hospitalisation, de complications et de mortalité. » La chaleur augmente le travail du cœur, et la déshydratation peut favoriser la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins entraînant un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
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