La Chine a prévenu, mardi 25 août, qu’elle ferait tout pour « défendre fermement » ses intérêts après que le gouvernement américain a affirmé sa volonté de couper les ressources économiques de l’Iran et menacé les pays qui continueraient à soutenir Téhéran.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a présenté lundi un nouveau train de sanctions dites « secondaires », touchant non pas l’Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.
Washington a également imposé de nouvelles sanctions contre 60 individus, sociétés et navires accusés d’aider l’Iran à générer des revenus pétroliers, à se procurer des armes et à mener des actions de guerre numérique.
Les sanctions visent des entités dans le monde entier, notamment aux Emirats arabes unis, en Chine, à Singapour et en Europe.
Un partenaire stratégique et économique
« Les pressions maximales exercées dans le cadre d’une guerre économique ne règlent en rien les problèmes. Elles ne font qu’attiser les tensions et les conflits, provoquer des effets de contagion, déstabiliser l’ordre économique et financier mondial, et porter atteinte aux droits et aux intérêts légitimes des autres pays », a réagi Lin Jian, un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois.
« La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre fermement ses droits et ses intérêts », a-t-il insisté lors d’une conférence de presse.
La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran. Plus de 80 % des exportations de pétrole iranien étaient, par exemple, à destination de la Chine avant la guerre, selon la société d’analyse Kpler. « La coopération entre la Chine et l’Iran s’est toujours inscrite dans le cadre du droit international et ne saurait être entravée ni compromise », a assuré Lin Jian.
Scott Bessent a affirmé, de son côté, que les pays qui ne participeraient pas aux sanctions américaines « partageront l’isolement de l’Iran », le ministre envisageant notamment d’expulser les récalcitrants « du système dollar ».