À sept semaines des élections législatives du 27 octobre, la conscription des ultraorthodoxes s’impose comme l’un des sujets phares de la campagne israélienne – et comme l’un des plus périlleux pour Benyamin Nétanyahou. “Nétanyahou zigzague sur la loi des arrestations à cause des sondages”, titre le quotidien Yediot Aharonot sur son site Ynet, qui décrit un Premier ministre contraint de changer de cap après avoir longtemps cherché à satisfaire ses alliés ultraorthodoxes.

En juillet, la coalition au pouvoir avait encore fait adopter une loi suspendant temporairement les arrestations des jeunes étudiants de yeshiva refusant de répondre à leur ordre de mobilisation. Quelques semaines plus tard, Nétanyahou promet qu’après les élections, “celui qui n’étudie pas la Torah s’enrôlera – ou ira en prison”.

Ce revirement serait avant tout électoral, explique Ynet. Les enquêtes internes du Likoud auraient montré les dégâts provoqués par les concessions faites aux ultraorthodoxes. “La campagne que mène maintenant Nétanyahou en faveur de ceux qui servent et contre ceux qui se dérobent est une insulte à l’intelligence”, lâche un haut responsable du parti. “Les dégâts que cette loi nous a causés sont indescriptibles.”

"Une nécessité sécuritaire"

C’est tout le dilemme du Premier ministre israéli