L’enjeu est à la fois environnemental et politique pour Lula. La déforestation dans l’Amazonie brésilienne sur les douze derniers mois a atteint son plus bas niveau depuis le début de ce type de relevés en 2016, confirmant l’amélioration constatée depuis le retour au pouvoir du président de gauche, en janvier 2023.
Sur la période de référence allant d’août 2025 à juillet 2026, 2 874 km2 ont ainsi été déboisés dans la partie brésilienne de la plus grande forêt tropicale du monde, selon les données satellitaires collectées par l’Institut de recherches spatiales du Brésil (INPE) et publiés vendredi 7 août. Cela représente une chute de 37 % par rapport aux douze mois précédents, quand ce chiffre avoisinait les 4 500 km2.
Le président Luiz Inacio Lula da Silva (dit « Lula »), qui va tenter de se faire réélire pour un quatrième mandat – non consécutif – en octobre 2026, s’est engagé à éradiquer la déforestation illégale d’ici 2030.
« Nous ne sommes pas dans le déni »
« Les chiffres montrent que, si nous gardons ce rythme, avec ce sérieux, et y mettant les moyens nécessaires, nous pouvons atteindre » cet objectif, a affirmé Lula lors de la présentation des données, au siège de l’INPE à Sao José dos Campos, près de Sao Paulo.
L’immense forêt amazonienne s’étend sur neuf pays sud-américains. Sa déforestation au Brésil – qui abrite plus de la moitié de sa surface totale – avait fortement augmenté sous le mandat de l’ex-président d’extrême droite, Jair Bolsonaro (2019-2022). Après un pic à 10 278 km2 sur l’année civile 2022, elle a été réduite pratiquement de moitié en 2023, première année du mandat actuel de Lula, et la baisse s’est poursuivie les années suivantes.
« Nous prenons la question climatique très au sérieux, nous ne sommes pas dans le déni », a souligné, vendredi, le président, qui aura pour principal adversaire Flavio Bolsonaro, fils aîné de l’ancien président d’extrême droite, lors du scrutin d’octobre.