Janvier 2026. À l’approche des élections législatives, la principale force d’opposition japonaise, le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre gauche), annonce en fanfare son projet de fusion avec la formation Komeito (centre). L’idée est de proposer une alternative aux Japonais face à la très conservatrice Première ministre, Sanae Takaichi, jugée trop à droite. Ainsi naît l’Alliance centriste pour la réforme (CRA).

Mais face à l’écrasante popularité de Sanae Takaichi et devant l’incompréhension des électeurs – le Komeito a été l’allié du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir) pendant plus de deux décennies –, le résultat des législatives de février est sans appel : en une soirée, la CRA perd 70 % des effectifs combinés de députés des deux partis.

Après cette débâcle électorale, des négociations se poursuivaient pour décider de l’avenir de l’Alliance. Cette dernière ne concernait que la Chambre des représentants, le Komeito et le PDC continuant à exister de manière distincte au Sénat et au sein des conseils régionaux.

Le 31 août, les représentants de ces trois formations ont finalement annoncé l’abandon de leur projet de fusion, a rapporté l’agence de presse Jiji Tsushin. À la chambre basse du Parlement japonais, “l’Alliance centriste pour la réforme va se déchirer entre