En juin 2019, l’équipementier aéronautique belge Asco, visé par un logiciel malveillant, avait dû cesser ses activités pendant près d’un mois, pénalisant les approvisionnements de son client Airbus. Fin 2022, le français Satys, autre fournisseur de l’avionneur, avait mis trois mois à se remettre d’une attaque informatique. Depuis, la menace n’a fait que se renforcer.
Dans une étude publiée en juin 2025, le groupe de défense et de sécurité numérique Thales recensait 27 attaques majeures entre janvier 2024 et avril 2025 pour le seul secteur de l’aéronautique, avec le risque d’importantes répercussions pour l’ensemble de la filière et pour l’économie tout entière.
En novembre 2025, l’Office for National Statistics, l’équivalent britannique de l’Insee en France, a calculé que la cyberattaque qui avait durement frappé Jaguar Land Rover à partir de la fin d’août 2025 avait coûté 0,1 % de produit intérieur brut (PIB) à l’économie britannique. Selon le Cyber Monitoring Centre, une organisation composée de professionnels de la cybersécurité, l’activité de plus de 5 000 sociétés du Royaume-Uni a été pénalisée, dont 2 700 qui ont essuyé des « conséquences financières importantes ».
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