Au troisième jour des élections législatives russes, Moscou a subi, selon son maire, la plus grande attaque de drones contre la capitale. Les autorités font état de deux morts”, rapporte le média russe indépendant Meduza ce 20 septembre.

D’après le maire Sergueï Sobianine, les défenses antiaériennes russes ont repoussé une attaque de “plus de 1 600” drones, dont 450 auraient été abattus à l’approche de Moscou, précise Meduza dans son site anglophone. “Cette attaque sans précédent était clairement destinée à perturber les élections. L’ennemi n’a pas réussi”, a dénoncé Sergueï Sobianine.

À lire aussi : Élections. En Russie, début de législatives sans surprise, mais d’“une importance capitale pour le Kremlin”

Une infrastructure de la raffinerie de pétrole du district de Kapotnia, “l’une des plus grandes de Russie, essentielle à l’approvisionnement de Moscou et de sa région”, a été endommagée, après avoir déjà subi d’autres attaques, rappelle le média russe. La Russie pilonne elle aussi les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Des immeubles résidentiels endommagés

Plusieurs immeubles résidentiels de la capitale russe et de sa région ont en outre été atteints.

À 10 heures, selon le gouverneur de la région de Moscou Andreï Vorobiov, deux personnes avaient été tuées et environ 20 blessées, cite encore Meduza.

À lire aussi : Guerre en Ukraine. Sous les bombes, Kiev est devenue une “ligne de front” comme le Donbass

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé cette attaque, “massive”, souligne en Ukraine The Kyiv Independent. Elle s’inscrit dans une série d’attaques de drones de grande ampleur lancées ces derniers mois, qui ont ciblé en particulier les infrastructures énergétiques ainsi que les entrepôts.

Les législatives russes tenues du 18 au 20 septembre pour élire les 450 membres de la Douma sont les premières depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, souligne le site ukrainien anglophone. Mais, étroitement contrôlées par le Kremlin, rappelle la BBC, elles ne sont “ni libres, ni équitables, ni transparentes” selon leurs nombreux détracteurs.