Selon le Times, de plus en plus de retraités britanniques choisissent de s’installer en Thaïlande dans des maisons de retraite moins chères et mieux dotées en personnel que dans leur pays. C’est le cas d’Elizabeth Jackson, 84 ans, et de Chris et Ann Randall, 77 ans, qui ont quitté le Royaume-Uni pour Chiang Mai en 2024. Ils ont tous les trois élu domicile dans une des nombreuses résidences médicalisées pour seniors qui ont fleuri depuis le Covid-19 et qui ont été fondées par des entrepreneurs britanniques. Leurs conditions de vie ressemblent désormais plus à celles de vacanciers dans un hôtel de luxe qu’à celles de pensionnaires dans un Ehpad. Elizabeth Jackson explique : “Le niveau de soins est incomparable avec celui du Royaume-Uni, principalement parce que le ratio personnel/soignant est bien plus élevé : on sonne et quelqu’un est là en cinq minutes. J’ai une voiturette pour aller prendre un café et voir des amis, et on organise de petites fêtes dans nos appartements ou on va au restaurant.”

À lire aussi : Vu des États-Unis. Retraite : “La seule solution, c’est de déménager à l’étranger”

Non seulement les frais médicaux et le coût des aides sont moins élevés, mais le logement lui-même coûte à Elizabeth Jackson environ 1 400 livres par mois (1 630 euros), contre 4 800 livres (5 600 euros) au Royaume-Uni.

À lire aussi : Vu des États-Unis. J’ai dû “exporter” mon père

Attention, cependant, prévient le quotidien, qui ne veut pas brosser le tableau d’une destination idyllique où il serait facile de s’installer. Il met en avant “le risque de fluctuations monétaires et les répercussions sur la vie familiale”, ainsi que “les difficultés administratives”. En effet, il faut obtenir un visa, justifier d’un revenu mensuel ou d’un solde bancaire important, puis renouveler ce visa. Quant à l’assurance-maladie, elle peut être compliquée à obtenir passé un certain âge. Il faut alors prévoir d’avoir des liquidités pour les dépenses médicales. Pour Nouran Moustafa, conseillère financière londonienne et fondatrice de Roxton Wealth, “si la livre sterling s’affaiblit, que les soins de santé privés deviennent plus chers ou que la réglementation fiscale change, la situation peut se retourner très rapidement”. En attendant, la crise du système de santé britannique et de la prise en charge des personnes âgées assure à la Thaïlande de rester une solution de premier choix dès lors qu’on en a les moyens.