La militarisation de l’espace a franchi un nouveau cap, lundi 14 septembre, après que les Etats-Unis ont officiellement affirmé disposer « d’armes » en orbite. Alors que la course à l’armement dans l’espace s’accélère, cette déclaration américaine est venue confirmer la volonté de Washington de conserver coûte que coûte son rôle de première puissance spatiale mondiale.
C’est le secrétaire américain de l’armée de l’air, Troy Meink, qui l’a affirmé, lundi, au détour d’une conférence sur le spatial, dont chaque mot avait été soupesé. « Les Etats-Unis disposent désormais d’armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre les forces interarmées contre les actions hostiles d’adversaires », a-t-il ainsi déclaré, avant de se justifier : « Aujourd’hui, nous continuons à veiller à rester prêts à relever les défis posés par des menaces en constante évolution, où qu’elles se manifestent. »
La nature de ces armes n’a pas été précisée. Aucune image n’a été diffusée. Mais dans le domaine ultra-classifié du spatial, à l’instar de tout ce qui touche à la dissuasion nucléaire, ce type de déclarations est pris très au sérieux. « Elle s’inscrit dans une dynamique rhétorique américaine de plus en plus agressive, qui tend à considérer l’espace comme un véritable domaine de combat », souligne Paul Wohrer, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI).
Il vous reste 73.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !