En direct Mercredi 10 Juin 2026
Astronomie

La Nasa dévoile les astronautes d’Artemis 3

Trois astronautes de la Nasa et l’Européen Luca Parmitano ont été sélectionnés par la Nasa pour voler à bord de la mission Artemis 3. Deux semaines sur orbite terrestre, les quatre hommes piloteront le futur vaisseau devant amener Artemis 4 sur la Lune.

La Nasa dévoile les astronautes d’Artemis 3
HaitiCreoleRadio.com
  • Espace

Publié le 09/06/2026

La Nasa dévoile les astronautes d’Artemis 3

Trois astronautes de la Nasa et l’Européen Luca Parmitano ont été sélectionnés par la Nasa pour voler à bord de la mission Artemis 3. Deux semaines sur orbite terrestre, les quatre hommes piloteront le futur vaisseau devant amener Artemis 4 sur la Lune.

  • par Guillaume Langin

    Journaliste à Ciel & Espace

Ils seront les premiers à naviguer dans le vaisseau qui doit poser les prochains Américains sur la Lune. Mais ils resteront autour de la Terre. Le 9 juin 2026, l’Agence spatiale américaine (Nasa) a révélé les noms des quatre astronautes qui composeront l’équipage de la mission Artemis 3. Son commandant sera l’Américain Randolph « Randy » Bresnik. Recruté par la Nasa en 2004, cet ancien Marine de 58 ans a volé deux fois dans l’espace dont la dernière en 2017, à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Le pilote de la mission, deuxième au rang des responsabilités, est l’astronaute italien de l’Agence spatiale européenne (ESA) Luca Parmitano. Ce camarade de promotion de Thomas Pesquet est le troisième européen à avoir été commandant de l’ISS. Puis, ont été nommés deux « spécialistes de mission ». Andre Douglas d’abord, qui connaitra là son premier vol dans l’espace. Le second est Francisco « Frank » Rubio, rentré d’un séjour dans l’ISS en septembre 2023.

L’Américain Robert « Bob » Hines est suppléant de la mission. Il rejoindra l’équipage en cas d’indisponibilité d’un des quatre autres. Un rôle qu’André Douglas avait occupé pour Artemis 2.

Un Européen à bord

Ces derniers jours, des rumeurs rapportaient la présence d’une astronaute de l’ESA à bord d’Artemis 3. C’est confirmé. Jusque-là, l’agence spatiale avait obtenu auprès de la Nasa trois sièges pour ses astronautes à bord de futures missions du programme Artemis. Celles devant assembler, ou visiter, la future station Gateway en orbite autour de la Lune. Mais bâtir cette station spatiale, dont certains modules sont pourtant déjà construits, n’est plus dans les plans de la Nasa. La présence de Luca Parmitano est la première retombée visible de nouvelles négociations que les deux agences ont dû entamer en mars.

Un Canadien volait à bord d’Artemis 2, rappelant qu’Artemis n’est pas un programme 100% américain, mais qui bénéficie de quelques contributions externes. L’ESA fournit à cet égard le module de service ESM, capable de propulser la capsule Orion qui transporte les astronautes. Pour le grand retour des Etats-Unis sur la Lune, Artemis 4 sera selon toute vraisemblance purement américain.

Démonstration autour de la Terre

Selon le nouveau planning de la Nasa présenté en février dernier, Artemis 3 ne doit plus poser les premiers astronautes américains au pôle sud de la Lune. Cela est dorénavant l’objectif d’Artemis 4. À la manière de la mission Apollo 9 conduite en mars 1969, avant qu’Apollo 10 ne s’approche tout près de la surface lunaire, les astronautes d’Artemis 3 seront lancés autour de la Terre. Sur orbite, il est prévu que la capsule Orion qu’ils occuperont s’amarre, successivement, avec les deux atterrisseurs lunaires que construisent les entreprises Blue Origin et SpaceX.

La Nasa a décrit dans les grandes lignes cette mission qui, en l’état, nécessitera trois décollages de fusées. C’est « Blue Moon », l’atterrisseur de Blue Origin qui partira le premier. Capable de patienter trois mois sur orbite terrestre, il attendra l’arrivée de l’équipage. A bord d’Orion, les quatre hommes décolleront ensuite au moyen d’une fusée SLS raccourcie et moins puissante que celle d’Artemis 2, car ne devant plus rallier la Lune. Orion et Blue Moon s’amarreront pendant deux jours. L’équipage pénètrera alors dans l’atterrisseur lunaire pour faire fonctionner le vaisseau, sans se désolidariser d’Orion.

Puis SpaceX fera décoller son vaisseau pour un second amarrage avec Orion, en deuxième partie de mission. Tel que décrit par la société de SpaceX, ce Starship ne sera pas un atterrisseur lunaire mais « une version V3 du Starship, équipée d’un système d’amarrage ».

Entre ces manœuvres orbitales, la Nasa a indiqué que l’équipage fera des observations scientifiques de l’atmosphère terrestre et de ses interactions avec le rayonnement du Soleil.

Deux grands absents

Si Artemis 3 dispose dorénavant d’un équipage, d’une capsule Orion et bientôt d’une fusée SLS, deux participants manquent à l’appel : les atterrisseurs lunaires de Blue Origin et SpaceX. Artemis 3 est censée se tenir en 2027. Difficile d’imaginer que l’entreprise de Jeff Bezos sera capable de mettre à disposition son « Blue Moon » à temps, qui plus est au regard de la violente explosion ayant récemment affecté la fusée devant le lancer dans l’espace. De son côté, l’entreprise d’Elon Musk développe un Starship qui n’a pas encore atteint l’orbite terrestre, et peine à démontrer pleinement la fiabilité de ses moteurs. Au vu des délais qui affectent le programme, on ne peut exclure qu’Artemis 3 se déroulera plus tard, voire avec un seul atterrisseur lunaire au lieu de deux.

MOTS-CLÉS :
  • Astronautes
  • Luca Parmitano
  • Artemis
  • Artemis 3
Article précédent Fond-Parisien valorise sa jeunesse : Talisha Amaelle et Jose… Article suivant Mondial 2026 | A Atlantic City-NJ, Goûté Kreyòl nourrit les …

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !