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La prise en charge de la maladie rénale chronique jugée préoccupante par l’IGAS

Dans son rapport sur cette pathologie rendu public jeudi 11 juin, l’inspection générale des affaires sociales déplore un manque de prévention et un accès à la greffe insuffisant.

La prise en charge de la maladie rénale chronique jugée préoccupante par l’IGAS
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Le rapport était attendu. Le constat est sévère. L’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu public, jeudi 11 juin, un rapport daté de mars consacré à la prise en charge de la maladie rénale chronique. Le document écrit par les docteures Sylvie Baqué et Anne-Carole Bensadon, ainsi que par Noor-Yasmin Djataou et Gaëlle Turan-Pelletier, membres de l’IGAS, dresse un tableau préoccupant d’une pathologie qui touche entre 7 % et 10 % de la population française et dont le coût annuel atteint 4,5 milliards d’euros pour l’Assurance-maladie.

Parmi les patients concernés, près de 100 000 sont touchés par une insuffisance rénale chronique terminale qui nécessite un traitement de suppléance, par greffe ou dialyse. Selon l’Assurance-maladie, cela représente un coût moyen annuel de 45 000 euros par personne, soit le plus élevé parmi les maladies chroniques.

Alors que la transplantation rénale constitue la meilleure option thérapeutique, tant pour la survie du patient que pour les finances publiques, « son développement reste limité », interpelle le rapport. La Haute Autorité de santé (HAS) note que, « en l’absence de contre-indication, la transplantation est le traitement de suppléance le plus efficient, plus efficace et moins coûteux que les stratégies de dialyse évaluées, dans toutes les catégories d’âge ».

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Un constat récurrent, dénoncé depuis plusieurs années par les autorités sanitaires et les associations de patients. Première raison : la pénurie de greffons. Le taux d’opposition, qui varie beaucoup d’une région à l’autre, a progressé de plus de 10 points en six ans pour atteindre 37,1 % en 2025. Quant aux greffes réalisées à partir de donneurs vivants, elles ne représentent que 17 % des transplantations, en deçà de l’objectif des 20 % fixés par le plan greffe. Pour les greffes classiques à partir d’un donneur décédé comme pour celles issues d’un donneur vivant, « les disparités sont fortes » s’agissant de l’accès à la liste d’attente, souligne le rapport.

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