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Si la construction de data centers pour l’intelligence artificielle et le cloud expose le monde à une pénurie énergétique globale, la Russie, elle, peut compter sur la Sibérie, estime le quotidien russe Izvestia. Historiquement, 85 % de ces installations étaient concentrées dans les régions de Moscou et de Saint-Pétersbourg, mais désormais le pays regarde au-delà de l’Oural.

Une “porte d’entrée numérique vers l’Asie”

Selon ce journal pro-Kremlin, “le climat froid, l’abondance des ressources énergétiques et la proximité de la Chine rendent la construction de centres de données dans la région extrêmement rentable”. Izvestia évoque des projets dans le Primorié (Vladivostok), “porte d’entrée numérique vers l’Asie”, mais aussi dans les régions d’Irkoutsk et de Krasnoïarsk, où “une tendance marquante a été la reconversion d’anciens sites miniers en centres de données consacrés au machine learning et aux services de cloud”. En août 2025, le gouvernement russe a validé la mise en service, d’ici à 2036, de huit “mégacentres”, “dont une partie sera située dans les régions orientales”.

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Izvestia souligne “l’excellente efficacité énergétique” de la Sibérie, s’appuyant sur l’indicateur PUE (Power Usage Effectiveness), calculé à partir du rapport entre l’énergie totale consommée et l’énergie directement utilisée par les serveurs. La température atmosphérique joue un rôle déterminant : dans la région frontalière de Khabarovsk, les moyennes enregistrées sont sensiblement plus basses qu’à Shanghai, si bien que la Russie présente une réelle attractivité pour son voisin chinois, puissance à la pointe du développement de l’IA et aux besoins croissants dans ce domaine.

“Pour un investisseur, la maintenance d’un centre de données d’envergure en Russie revient à deux voire 2,5 fois moins cher”, assure le titre, qui voit la promesse d’un “nouveau format de partenariat transfrontalier”.