A la surprise générale, c’est donc Luiz Inacio Lula da Silva qui a remporté l’élection présidentielle au Brésil, dimanche 25 octobre. Le président sortant est arrivé en tête du deuxième tour avec 51,79 % des suffrages contre 48,21 % pour son adversaire, Flavio Bolsonaro, « l’apogée d’une carrière politique incroyable, quoique parfois controversée, de cinquante ans », estime le correspondant du quotidien britannique The Guardian.
El Pais America rappelle d’emblée l’ampleur de la victoire de Lula – « quatre millions de voix de plus » – et, comme beaucoup d’autres, souligne l’exploit réalisé par le président sortant qui est devenu le premier candidat à s’imposer après ne pas être arrivé en tête à l’issue du premier tour. Le New York Times a fait les comptes : « En trois semaines, Lula a trouvé dix millions de voix supplémentaires. Il a gagné du terrain presque partout. »
« Lula a séduit les jeunes électeurs, a mobilisé des millions de Brésiliens dans la rue pour défendre les valeurs démocratiques et son héritage, a suscité la crainte d’un nouveau mandat de Bolsonaro et a donné un nouvel élan à plusieurs initiatives gouvernementales », explique l’agence de presse américaine Associated Press. Plusieurs experts interrogés par la BBC en portugais avertissent cependant que « la victoire de Lula ne peut pas être interprétée comme une approbation sans restriction à son gouvernement et qu’elle est en grande partie due au rejet élevé du successeur de Jair Bolsonaro », que beaucoup d’indécis « voyaient comme un danger pour la démocratie », complète l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
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