Directeur de recherche honoraire au CNRS, Laurent Nottale est un astrophysicien reconnu. Ce professeur-visiteur à l’Observatoire de Paris-Meudon a notamment été le récipiendaire d’un prix de la Société française d’astronomie et d’astrophysique pour sa contribution à la découverte des lentilles gravitationnelles, ces concentrations de matière provoquant une déviation de la lumière. Il a, en outre, consacré une partie de sa carrière à développer l’hypothèse de la fractalité de l’espace-temps − elle postule que le tissu de l’univers n’est pas lisse, mais rugueux et rempli de détails à l’infini.
Parallèlement, il est aussi, depuis trois décennies, un adepte du bouddhisme, et intègre des techniques de méditation dans son processus de recherche. Ce parcours singulier a débouché sur une intuition vertigineuse, développée dans l’ouvrage Relativité et vacuité. Du mouvement aux échelles (Les Belles Lettres, 2025), d’une correspondance entre la théorie physique de la relativité et la notion de vacuité au cœur du bouddhisme.
Comment un astrophysicien en vient-il à s’intéresser au bouddhisme ?
Il vous reste 90.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !