Si pour vous le socialisme évoque les soirées lecture de Marx et les piquets de grève, il va falloir vous mettre à jour. Aujourd’hui, aux États-Unis, le socialisme rime aussi avec softball, soirées loisirs créatifs et sorties “cocktails entre camarades”. Ce sont là quelques-unes des propositions que font les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) aux électeurs de la génération Z qui cherchent une nouvelle maison politique. Et ça marche plutôt bien.
Un spectre hante l’Amérique
Ce mouvement qui fut longtemps un groupuscule ultraminoritaire compte aujourd’hui près de 130 000 adhérents, contre seulement 5 000 il y a quinze ans. Et un peu partout aux États-Unis, certains de ses représentants remportent des primaires démocrates. Pour Megan Romer, coprésidente du parti, les DSA doivent leur essor au mécontentement croissant que suscite un système qui laisse la jeunesse sur le carreau :
“Les gens se disent : ‘Le capitalisme ne marche pas, il y a quoi à la place ?’”
N’en déplaise à Karl Marx, un spectre hante l’Amérique, non celui du communisme, mais du socialisme. Son programme favorisant l’accès au logement, l’assurance santé universelle, la gratuité de l’université et la hausse des impôts des milliardaires séduit de plus en plus de jeunes Américains écœurés par les remèdes tradition
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Aux États-Unis, un vent progressiste souffle sur le Parti démocrate
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