“Le carnaval c’est amusant, c’est la liberté, c’est l’émancipation, c’est une manifestation, c’est une révolte”, s’enthousiasme le DJ Bradley Zero, habitué des rues de Notting Hill, dans le Financial Times. Chaque année à la fin du mois d’août, ce quartier de l’Ouest londonien prend des allures de piste de danse géante, battant au rythme de la musique antillaise, dans un cadre coloré par des costumes flamboyants et des parades spectaculaires.
Une effusion de joie – auxquelles deux millions de personnes devraient participer les dimanche 30 et lundi 31 août –, née dans la violence voilà tout juste soixante ans.
Dans les années 1950, le quartier de Notting Hill abritait la “génération Windrush”, communauté caribéenne arrivée à Londres dans l’après-guerre. En 1958, une bagarre teintée de racisme dégénère dans ce quartier défavorisé, ciblé par des groupes d’extrême droite : elle marque le point de départ de “certaines des pires nuits de violences raciales jamais vues au Royaume-Uni”, rappelle le média londonien The Standard.
Les violentes émeutes de 1976
L’année suivante, dans le but d’apaiser les tensions, la militante d’origine trinidadienne Claudia Jones organise un carnaval caribéen à St Pancras, souvent considéré comme le précurseur du carnaval d’aujourd’hui. Mais quelques mois
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