Quand on lui demande s’il dispose de photos de lui pour illustrer cet article, Emmanuel Mignot plonge spontanément dans son téléphone pour faire défiler des clichés personnels. Son chien Watson – « en l’honneur de Sherlock Holmes, pas du généticien » – y figure en bonne place. « Vous pourriez le montrer, lui ! », plaisante-t-il. Il est vrai que ce chihuahua fait partie de ces lignées de chiens narcoleptiques dont l’étude vaut à ce psychiatre et pharmacologue français de 66 ans de recevoir le prix Lasker, mercredi 9 septembre.
Installé depuis la fin des années 1980 en Californie, où il travaille à l’université Stanford, il partage cet honneur avec le Japonais Masashi Yanagisawa (université de Tsukuba). Tous deux avaient déjà reçu conjointement, en 2023, le Breakthrough Prize pour leurs travaux sur la narcolepsie, un trouble du sommeil très invalidant, qui touche une personne sur 2 000.
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