Installée depuis six ans dans les Cotswolds avec son mari et leurs trois enfants, une Américaine a appris à ses dépens les codes de la vie anglaise. Dans The Telegraph, Audrey Ann Masur raconte des quiproquos liés aux différences entre l’anglais américain et l’anglais britannique (le mot pants, qui signifie “pantalon” pour les uns et “sous-vêtement” pour les autres, est par exemple à l’origine d’une anecdote gênante) et d’autres malentendus culturels. Son accent lui vaut aussi des interrogatoires improvisés :
“J’ai même remarqué que certaines personnes reculent quand j’ouvre la bouche. C’est déconcertant, comme si ma voix était acerbe. D’autres, en revanche, sont intrigués : mon accent attire les questions sur la politique américaine. Les hommes du café du coin me posent des questions sur les armes à feu, et une fois, un homme m’a interpellée dans un supermarché en me disant que j’avais intérêt à ne pas avoir voté pour untel.”
On pourrait penser les Britanniques proches des Américains, et pourtant la jeune mère sort du lot avec sa “famille américaine bruyante”. Pour trouver sa place, elle s’est investie dans la vie du village, à l’école et à l’église, où une grand-mère de substitution a adopté ses enfants. Mais nouer des amitiés avec les Anglais, moins démonstratifs que les Américains, prend du temps. L’intégration a ses limites, et ses enfants, qui ont grandi en Angleterre, doivent parfois défendre leur identité britanno-américaine face aux remarques sur leur pays d’origine. La jeune femme dit avoir réussi à trouver malgré tout un équilibre. “Je sais que Meghan a un passé compliqué au Royaume-Uni”, dit-elle en plaisantant à moitié au sujet de l’épouse du prince Harry, de retour au Royaume-Uni, “mais je pense que cette approche pourrait lui être tout aussi utile dans cette nouvelle étape de sa vie”.
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