C’est peu dire que ces dernières semaines ont été particulièrement tumultueuses pour le Rassemblement national (RN). Le parti d’extrême droite s’est retrouvé empêtré dans l’affaire liée aux révélations de Mediapart sur les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella, alors que sa stratégie pour la présidentielle vise à donner l’image d’une force politique plus modérée et prête à gouverner.

En ce sens, la présentation, mardi 6 octobre, de son contre-budget, à une semaine exactement du début de l’examen du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, avait aussi pour but de redonner au parti une image crédible de sérieux institutionnel. Objectif réussi ?

Du point de vue comptable, le projet est sans doute ambitieux. Alors que le déficit public n’a cessé de s’accroître ces dernières années, contribuant à provoquer l’inquiétude des marchés financiers, le contre-budget du RN entend ramener celui-ci à 3,7 % du PIB en 2027, puis à 2,2 % en 2032.

Marine Le Pen a même proposé de porter l’ajustement nécessaire “à 140 milliards d’euros net d’économies en 2032 par rapport à 2026”. Jusqu’ici, tout va bien. Toutefois, le problème, aux yeux de la presse internationale, ne se situe pas dans les objectifs affichés, mais dans les moyens qui seraient employés pour les atteindre.

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