Les enquêteurs fédéraux américains font face, depuis plus d’une semaine, à ce qui pourrait être l’un des pires piratages visant le FBI, celui-ci ayant permis l’extraction d’une masse importante de données concernant l’agence. « Nous partons du principe que l’acteur est (…) en train d’exfiltrer les données personnelles de tous les employés du FBI », reconnaît la direction dans un mémo interne choc, cité lundi 28 septembre par le New York Times.
Publiquement, le Bureau s’en tient à répéter qu’une enquête interne est toujours en cours, alors qu’un groupe de pirates baptisé ShinyHunters revendique, depuis le mardi 22 septembre, un important piratage et le vol de données sensibles appartenant au FBI. Plusieurs médias, dont le New York Times, ont analysé et authentifié indépendamment des échantillons de données fournis par les pirates, dont une liste de plus de 5 000 agents.
L’ampleur de ce piratage apparaît d’ores et déjà catastrophique pour le FBI. Une enquête menée par le site spécialisé 404 Media a permis d’identifier les données de trois agents reliés à une unité particulièrement sensible du bureau fédéral, la Remote Operations Unit, chargée de mener dans le secret, et dans le cadre des enquêtes, des intrusions informatiques. Dans certains cas, les journalistes ont même identifié, parmi les données volées, les noms des épouses de ces agents.
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