À la journaliste du Telegraaf qui l’interroge, Gunou Mahmoud, 25 ans, n’a pas voulu donner beaucoup de détails sur son passé difficile en Irak. Ce qui est clair, c’est que lorsqu’elle gagne les Pays-Bas, à 13 ans, “elle ne s’y sent pas vraiment mieux. À un moment donné, cela va si mal qu’elle tente de mettre fin à ses jours”, relate le quotidien néerlandais. “Il apparaît clairement qu’elle souffre de stress post-traumatique à cause de la guerre.”
Les prises en charge d’urgence se succèdent. D’abord en institution psychiatrique. Puis, un matin, huit agents envoyés par la protection de l’enfance débarquent chez elle et l’emmènent au service Zikos du centre de Harreveld, dans l’est du pays.
“Il s’agit d’un département de soins destiné aux jeunes présentant de très graves troubles psychiatriques, détaille De Telegraaf. À l’époque, les Pays-Bas en comptent trois.” Dès qu’elle pénètre dans le domaine, la jeune fille “remarque qu’il est entouré de barbelés et que les fenêtres sont pourvues de barreaux. Le centre s’avère être une ancienne prison pour jeunes délinquants.”
Une fois fouillée, “Gunou est conduite à sa chambre, qui se résume à un matelas au sol. La porte se referme. Au cours des trois mois qui suivront, elle passera vingt-deux heures par jour enfermée dans cette pièce.”
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