A défaut des armes, le Hamas abandonne la gouvernance de la bande de Gaza. Au moins verbalement. Le mouvement islamiste palestinien a annoncé, lundi 6 juillet, dans le cadre d’une conférence de presse, que « le président du comité d’urgence du gouvernement, Mohammed Al-Farra, a officiellement présenté sa démission ». Il a aussi procédé à la dissolution de ce comité d’urgence, l’organe aux commandes de l’enclave depuis que le Hamas en a pris le contrôle, en 2007.
Le Hamas propose de passer le relais à un organe technocratique et apolitique, le Comité national pour l’administration de Gaza (CNAG). Cette entité a été créée en janvier par le Conseil de la paix, une institution elle-même constituée en novembre 2025 par la volonté du président américain, Donald Trump, après que ce dernier a pesé de tout son poids pour imposer un accord entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, le 10 octobre 2025. Si les treize membres du CNAG sont Palestiniens, leur nomination a été approuvée par l’Etat hébreu. Et ils sont surveillés par le Bulgare Nickolay Mladenov, charnière entre le Conseil de la paix et le Comité.
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