« Tombé martyr au champ d’honneur. » Dimanche 7 juin, l’agence de presse sahraouie a annoncé la mort de Lehbib Mohamed Abdelaziz, tué avec deux « compagnons d’armes » alors qu’ils menaient des « combats contre les positions des forces d’occupation marocaines » au Sahara occidental. Agé de 37 ans, le commandant, de nationalité algérienne, avait été nommé « chef de la première brigade de réserve » de l’armée sahraouie, en 2024, puis élu au secrétariat national du Front Polisario.
Les détails de l’assassinat de Lehbib Mohamed Abdelaziz n’ont pas été précisés par l’organisation indépendantiste, mais, selon une source interne jointe mardi par Le Monde, le militaire est mort « au cours d’un accrochage avec des soldats marocains, aux abords du mur de séparation » érigé par le Maroc, dans le but de sanctuariser une partie du territoire sahraoui, que le royaume contrôle de facto.
Contacté par Le Monde, le département des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (ONU) indiquait, lundi, avoir reçu des informations sur une « frappe de drone ayant ciblé un véhicule militaire du Front Polisario dans la région de Mijek ». L’armée marocaine est muette depuis dimanche, mais l’origine du tir fait peu de doute. Selon la presse du royaume, c’est un appareil des forces armées royales qui a abattu les trois hommes.
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