Le prix Nobel de médecine 2026 a été décerné, lundi 5 octobre, à l’Américain Karl Deisseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel. Il récompense le trio « pour leurs découvertes concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l’optogénétique », une méthode qui permet de montrer comment les cellules nerveuses façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau, a annoncé le comité Nobel, réuni à Stockholm. Des recherches sur les hormones régulant l’appétit avaient la faveur des observateurs pour le prix Nobel de médecine, qui ouvre, lundi, la saison des Nobels.
En 2025, le prix Nobel de médecine avait récompensé la découverte du processus de contrôle des maladies auto-immunes. Un Japonais, Shimon Sakaguchi, et deux Américains, Mary Brunkow et Fred Ramsdell, avaient révélé l’existence d’une catégorie de lymphocytes T permettant à notre système immunitaire de combattre les infections tout en préservant nos tissus. Une découverte prometteuse pour traiter certaines maladies chroniques.
Les lauréats des six prix – médecine, physique, chimie, littérature, paix et économie – seront dévoilés quotidiennement du 5 au 12 octobre. Le plus attendu est incontestablement le Nobel de la paix, qui sera annoncé vendredi. Cette année, le jury pourrait choisir un lauréat consensuel, après la controverse suscitée par la lauréate 2025, la dirigeante de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, qui avait remis sa médaille à Donald Trump, lequel avait mené une campagne intense mais vaine pour obtenir le prix.
Seuls 68 des 633 prix Nobel décernés depuis 1901 ont été attribués à des femmes, moins de 11 %. Cette proportion augmente toutefois depuis le début des années 2020. Les domaines scientifiques ont la plus faible proportion de femmes lauréates. Les comités chargés d’attribuer les récompenses refusent catégoriquement d’introduire des quotas, préférant encourager la nomination de femmes scientifiques.