“Manfred Weber est le patron incontesté des partis du centre droit européen”, affirme la Süddeutsche Zeitung. Le chef du Parti populaire européen (PPE) et de son groupe parlementaire est très apprécié de ses partisans. En début de semaine, ils l’ont reconduit pour la cinquième fois à la tête de leur faction, où se côtoient entre autres Les Républicains français et les chrétiens conservateurs allemands. Mais ce vieux briscard de la politique pourrait malgré tout être ébranlé par la procédure lancée par le Parquet européen.
Dans le cadre d’une enquête menée avec le média néerlandais Follow the Money et le titre grec Inside Story, le quotidien munichois révèle que la première force politique du Parlement de Strasbourg fait actuellement l’objet d’une enquête pour soupçons de détournements de fonds européens. Weber ne serait pas directement impliqué, mais l’un de ses proches, l’ex-secrétaire général du PPE Thanasis Bakolas, serait au cœur de dossier.
Plus d’un demi-million en six mois
L’affaire date de 2022, peu de temps après l’arrivée de l’Allemand à la présidence du Parti populaire européen et celle du conseiller du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, à son secrétariat général. Bakolas aurait à cette époque engagé deux consultants grecs “à des honoraires remarquablement él
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Au Parlement européen, une alliance des droites pour vider le Pacte vert de sa substance
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