Alors que tout le monde attend fébrilement les annonces des lauréats des prix Nobel 2026 égrenés tout au long de la semaine du 5 octobre, il est une récompense un peu passée sous les radars : le “Right Livelihood Award”.
Aussi appelé “prix Nobel alternatif”, “ce prix a été créé en 1980, à la suite du refus de la Fondation Nobel d’instituer deux nouvelles récompenses destinées à distinguer des personnes engagées en faveur de la justice sociale et de l’environnement, notamment issues du Sud global”, peut-on lire sur son site.
“Cette année, le prix Nobel alternatif distingue des femmes ou des organisations dirigées par des femmes qui visent à lutter contre des structures de pouvoir profondément enracinées et à renforcer les droits humains”, rapporte le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.
Il s’agit de l’avocate pakistanaise spécialisée dans les droits humains Jalila Haider, de la chercheuse américaine en intelligence artificielle Timnit Gebru et de deux organisations, l’Assemblée des femmes rurales de onze pays d’Afrique australe et l’Association des jeunes avocates de Géorgie. “Ce qui les rassemble, c’est leur résistance face à des systèmes qui excluent les populations, et leur volonté de remettre l’humain au centre des préoccupations”, précise le communiqué qui dévoilait leurs noms, publié le 30 septembre.
Cité par le média Positive. News, Ole von Uexkull, directeur de Right Livelihood, souligne que les lauréates “récrivent des règles que les autocrates, les patriarches et les puissants de la Silicon Valley pensaient être les seuls à pouvoir établir”.
La cérémonie de remise des prix aura lieu le 1er décembre à Stockholm, neuf jours avant celle des prix Nobel, le 10 décembre, date anniversaire de la mort d’Alfred Nobel.
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