Ce fut un véritable choc. Vendredi 1er mai au soir, le président Donald Trump a annoncé après un rendez-vous d’une heure chez le dentiste et quelques parties de golf sous le soleil de la Floride qu’il retirerait 5 000 soldats américains d’Allemagne. “On savait qu’il allait se passer quelque chose”, remarque un haut diplomate de l’Union européenne (UE). La Stratégie de sécurité nationale, un document publié début décembre par les États-Unis, n’avait laissé aucun doute sur le fait que les Américains réorganiseraient leurs troupes dans le monde. Le document évoquait un “réalignement”. Le pays entendait se retirer de zones dont “l’importance relative pour la sécurité nationale” avait diminué. Entendez l’Europe. Les Européens devraient se charger eux-mêmes de leur sécurité à l’avenir, tel était le message.
“Trump a annoncé le retrait à un moment véritablement surprenant”, déclare néanmoins un diplomate de l’Otan. Même Matthew Whitaker, l’ambassadeur américain auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord [Otan], s’est, selon lui, déclaré “surpris” lors de discussions internes. Cette décision n’est cependant pas un coup dur du point de vue de la sécurité allemande. Entre 36 500 et 39 000 soldats américains sont stationnés sur le territoire allemand – en fonction des rotation
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L’Europe défie Trump avec le “plus grand bassin d’énergie propre au monde” en mer du Nord
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