L’annonce a étonné tant à Bruxelles qu’à Londres. Lundi 13 juillet, en marge du sommet des leaders de la « coalition des volontaires » organisé par Emmanuel Macron à Paris, l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni ont annoncé la participation de Londres au financement du prêt de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine – il avait été décidé par les Vingt-Sept début février afin de couvrir les besoins les plus urgents de l’Ukraine en matière de budget et de capacités industrielles de défense pour les années 2026 et 2027.
Sur cette somme, 60 milliards d’euros seront consacrés aux achats militaires destinés à l’Ukraine pour qu’elle puisse se défendre. La France avait notamment insisté pour que ces moyens européens soient utilisés essentiellement pour acheter du matériel de défense développé et produit sur le Vieux Continent. Dans ce cadre, l’industrie de défense britannique ne pouvait espérer d’importantes commandes. C’est pour cela que Londres a fait le forcing pour s’associer à ce prêt.
Cet accord est « une étape importante vers la participation du Royaume-Uni, qui permettra à l’Ukraine de s’approvisionner, dans le cadre de ce prêt de soutien, auprès d’un plus grand nombre de fabricants d’équipements de défense, garantissant ainsi à ce pays les capacités nécessaires pour résister à l’agression russe », écrit la Commission européenne dans un communiqué. « En collaboration avec nos alliés européens, nous intensifions notre soutien à l’Ukraine et renforçons la pression sur la Russie. Ensemble, nous envoyons un message clair : nous resterons unis face à l’agression russe et continuerons à défendre la sécurité de l’Europe », déclare le premier ministre britannique démissionnaire, Keir Starmer.
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