A l’arrière d’un véhicule de filature ou dans les bureaux de la cellule de renseignement, Le Monde a suivi, pendant deux jours, fin mars, les policiers de la Brigade régionale des stupéfiants de Dakar, rattachée à l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants. Cette immersion exclusive dévoile le quotidien de cette unité d’élite confrontée à un phénomène transnationalisé.
Au-delà des drogues historiquement répandues dans le pays comme la marijuana, le haschich ou la skunk (trois formes de cannabis), la police sénégalaise fait face à une nouvelle menace : l’expansion du trafic de cocaïne en provenance d’Amérique latine et l’émergence de drogues de synthèse, comme le « kush », très dangereuses pour la santé.
Notre enquête éclaire les dynamiques géopolitiques qui ont transformé le Sénégal ces dernières années et la manière dont les réseaux de trafic se transforment sur le terrain. Avec un peu plus d’une centaine d’agents opérationnels sur l’ensemble du territoire national, les agents de la Brigade régionale des stupéfiants travaillent à flux tendu et enchaînent les nuits de filature.