Le Sri Lanka craint de voir sa réputation de « joyaux de l’océan Indien » ternie par les cybercriminels. Au cours des derniers mois, les autorités ont multiplié les arrestations de ressortissants étrangers, pour la plupart chinois, vietnamiens, cambodgiens ou indiens, soupçonnés d’œuvrer pour le compte de réseaux spécialisés dans les arnaques en ligne. Depuis le 1er janvier, plus de 700 personnes ont été appréhendées, selon les chiffres de la police.
Ces petites mains du crime organisé piègent, à partir du Sri Lanka, des citoyens chinois mais aussi européens et américains. Les fraudes vont de l’arnaque à la loterie au pig butchering (« dépeçage de porcs »). Les malfaiteurs attirent leurs victimes sur les réseaux sociaux ou sur les applications de rencontre, tissent des liens avec elles et les poussent à investir dans des mécanismes de cryptomonnaies frauduleux, avant de couper tout contact avec elles.
Ils arrivent généralement au Sri Lanka en visa de tourisme, où ils louent des étages entiers d’immeubles de bureaux ou encore des chambres d’hôtels. « Ils ont rapporté beaucoup d’argent aux hôteliers qui fermaient volontiers les yeux, car ces étrangers réservaient 40 à 50 chambres et payaient d’avance plusieurs mois », explique un professionnel du tourisme sous le couvert de l’anonymat.
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