Dans un club d’arts martiaux d’une favela de Rio de Janeiro, un groupe de jeunes femmes apprend à parer les coups, à se protéger la tête en cas de chute et à se libérer d’une clé de bras. “Les femmes sont vulnérables, d’accord, mais il n’y a pas de raison que nous soyons sans défense”, leur lance Ana Paula Lima, professeure de boxe thaïlandaise.
Sabrina Fortunato, étudiante en droit, fait partie des 30 femmes venues ce samedi à ce cours d’autodéfense mis en place par l’Instituto de Defesa da População Negra, association de défense des libertés civiles, et par la mairie de Rio après qu’une série d’agressions sexistes a défrayé la chronique au Brésil.
“Je cherche le moyen de me sentir plus en sécurité physiquement, explique la jeune femme de 19 ans. Les infos sont choquantes, on se sent en danger chez nous, dans notre propre pays, jusque dans nos maisons.”
Forte hausse des violences contre les femmes
Les violences de genre sont endémiques au Brésil et, pire encore, elles progressent. Selon une enquête menée en 2025, 37,5 % des femmes disaient avoir été la cible de violences dans l’année écoulée (agression physique ou verbale, agression sexuelle ou harcèlement), contre 28,6 % huit ans plus tôt.
Le nombre de féminicides a bondi de 14,5 % en cinq ans, pour atteindre 1 568 femmes assa
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