Les images sont restées gravées dans la mémoire des journaux espagnols. À l’été 2020, à une époque où les déplacements étaient rendus très compliqués en raison de la pandémie de Covid-19, des milliers de migrants clandestins s’étaient retrouvés entassés pendant des semaines dans le port d’Arguineguín, dans l’archipel des Canaries, sur un bout de bitume rebaptisé le “quai de la honte”.

De cet épisode, relève le quotidien conservateur El Mundo, “il ne reste que le souvenir du campement insalubre, de l’abandon de l’État et d’une violation ouverte des droits de l’homme”. Six ans plus tard, le média espère que le lieu deviendra le “quai de l’espoir” grâce à la visite du pape Léon XIV, qui a choisi de s’y rendre le 11 juin, dans le cadre de sa tournée en Espagne entamée le 6 juin et qui prendra fin le 12.

L’attention portée à la question migratoire est “un fil conducteur” de ce voyage, confirme le journal canarien La Provincia. À l’image de son prédécesseur, François, “Léon XIV s’est montré très sensible au sort des migrants”, renchérit La Vanguardia. “Tout en reconnaissant le droit de chaque État à gérer ses frontières, il a vivement critiqué le traitement inhumain réservé dans de nombreux pays à ceux qui fuient la souffrance”, développe le quotidien centriste barcelonais.

“Une terre