Une satisfaction réelle mais prudente. Les récentes arrestations en Algérie de deux figures du narcotrafic recherchées par la justice française sont reçues à Paris comme « un verre à moitié plein », selon les termes d’un acteur de la relation bilatérale. Lundi 3 août, les autorités algériennes ont arrêté Djamel Djeha, un cadre présumé du réseau de la Castellane à Marseille, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par les magistrats instructeurs marseillais dans le cadre de l’enquête « Empire ».
Deux semaines plus tôt, le 20 juillet, c’est Abdelatif Mehdi Laribi, présenté comme un fondateur de la DZ Mafia, qui avait été arrêté dans le cadre d’un mandat d’arrêt émis par deux juges d’instruction marseillais chargés d’une autre enquête visant des réseaux de narcotrafic, le tentaculaire dossier « Octopus ».
Deux arrestations coup sur coup de narcotrafiquants franco-algériens partis se mettre à l’abri de l’autre côté de la Méditerranée, la coopération judiciaire entre Paris et Alger n’en avait pas connues depuis fort longtemps. Elle était en effet à l’arrêt depuis l’été 2024, dégât collatéral de la virulente crise diplomatique ayant éclaté entre les deux capitales à la suite de la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
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