Mercredi 30 septembre 2026, les dernières forces de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe djihadiste État islamique (EI) doivent quitter l’Irak. Ce départ met fin à plus de vingt ans de présence militaire américaine dans le pays et ouvre ainsi un nouveau chapitre de son histoire moderne.

C’est “une étape historique majeure dans le parcours de l’Irak vers la pleine souveraineté nationale et le renforcement de son indépendance politique et économique”, écrit l’agence nationale irakienne.

Mais “ce mercredi, lorsque les dernières forces américaines d’Irak partiront, la question la plus pressante ne sera pas de savoir combien de soldats auront franchi la frontière ni combien de bases vont être fermées mais ce qu’il va se passer le jour d’après”, écrit le quotidien irakien Al-Mada.

Ce retrait historique, acté en septembre 2024, intervient en effet alors que les puissantes milices irakiennes pro-iraniennes, qui y voient une victoire, n’ont toujours pas déposé leurs armes malgré les déclarations et promesses du pouvoir à Bagdad. Initialement prévue pour le 30 septembre – concomitamment au retrait des dernières troupes américaines –, la date du désarmement de ces groupes a été reportée à juin 2027, a promis le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaïdi, dans un e