Même si la température atteignait 28 degrés à Bruxelles mardi 29 septembre, il faut se projeter dans la perspective d’un hiver glacial. Réunis à Dublin, avec une météo plus conforme à la saison, les ministres de l’énergie des Etats membres de l’Union européenne et le commissaire chargé de l’énergie, Dan Jorgensen, ont insisté sur ce risque. L’Union ne prévoit pas de problèmes d’approvisionnement mais s’attend à des prix du pétrole et du gaz « très élevés », a insisté le commissaire. « Il ne fait aucun doute que nous nous dirigeons vers un hiver difficile », a-t-il souligné.
« Lors d’un hiver normal, près de 50 millions de personnes en Europe ne sont pas en mesure de chauffer correctement leur logement. Cet hiver pourrait être pire encore. Nous prenons donc la situation très au sérieux, sans même parler de notre industrie, qui est elle aussi sous pression », a poursuivi Dan Jorgensen. Depuis fin février, avec la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, les importations d’hydrocarbures des 27 Etats membres ont déjà vu leur facture bondir. Un « surcoût énergétique » que le commissaire danois estime à « plus de 100 milliards d’euros », sans « la moindre molécule de gaz ou de pétrole supplémentaire ».
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