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Qu’est-ce que les Congolais Mauricette, Bonita, Arsene, Bertin et Renidi Hélène ont en commun ? Tous consacrent leur vie à la préservation de l’environnement. La plupart d’entre eux ne s’inscrivent pas encore réellement dans une démarche de lutte contre le dérèglement climatique. Mais ils ont tous pris très tôt conscience de la nécessité de rendre leur environnement plus viable.

Bertin et Renidi Hélène luttent contre l’érosion des sols avec leur muraille en bambou ; Bonita et Mauricette font de la sensibilisation à l’environnement ; Arsene se sert de toutes les bouteilles en plastique qu’il trouve pour concevoir des balais. Car l’urgence, notamment à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, c’est la pollution.

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Selon l’Institut pour le climat et le développement durable de l’université de Chicago, la RDC “affiche le taux de pollution aux particules fines le plus élevé de toute l’Afrique, et le sixième au niveau mondial”. Et pendant la saison des pluies, qui causent des inondations et des glissements de terrain, les rues sont noyées par une marée de déchets plastiques.

Dans sa série Ko Pika, où il s’intéresse également à l’économie informelle à Kinshasa, Thomas Freteur tire le portrait de cette nouvelle génération de militants de l’environnement congolais qui luttent pour un avenir meilleur. “Ce qui me touche, c’est leur rigueur, leur positivisme et leur pugnacité”, avait confié en mai 2024 le photographe belge au site d’information congolais Actualite.cg, à l’occasion de l’exposition de son travail à l’Institut français de Kinshasa.