Au moment où, à l’approche des élections législatives de 2027, s’installe dans le débat italien l’idée d’une homogénéisation ethnique du pays et de l’Europe, la présidente du conseil d’extrême droite Giorgia Meloni présente les sites de détention italiens en Albanie, qu’elle a créés, comme un modèle pour le continent. Selon Amnesty International, qui publie jeudi 20 août le rapport « Italie : détention extraterritoriale des migrants et obligations en matière de droits humains », ce dispositif est propice à la prolifération des atteintes à l’Etat de droit et représente un « péril » pour la « liberté et les droits humains » des personnes détenues.
Les auteurs ont documenté le développement, autour de ces sites de détentions, d’une zone grise juridique rendant possibles abus et manquements. Cette « situation extrêmement préoccupante » est dénoncée alors que croît, parmi les dirigeants européens, l’intérêt pour la construction de tels sites de détention hors Union européenne, une perspective ouverte par le vote au Parlement européen en juin du règlement dit « retour » par une majorité d’élus de droite et d’extrême droite. Le texte rend en effet possible le déplacement et la détention de personnes dans des pays où ils n’ont aucun lien.
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