De l’autre côté des Pyrénées, pour désigner ce rendez-vous, certains médias n’hésitent pas à employer le terme “historique”. Et pour cause. Mardi 29 septembre, Emmanuel Macron sera en Espagne dans le cadre d’une visite d’État qu’aucun président de la République n’avait effectuée depuis Nicolas Sarkozy. Un voyage “de dernière minute”, remarque néanmoins El Mundo, rappelant que le deuxième quinquennat du locataire de l’Élysée arrive bientôt à son terme.

“Il s’est fait désirer, puisque le roi Felipe VI lui adressait des invitations depuis 2018, titille le quotidien conservateur, mais même s’il nous rend visite presque à la fin de son mandat, un voyage au plus haut niveau diplomatique d’un locataire de l’Élysée revêt toujours une importance particulière.”

L’“illustre invité”, comme le désigne – non sans une pointe d’ironie – le quotidien madrilène arrive en terre espagnole dans un moment particulier. Il y a trois ans, l’Espagne et la France avaient signé un traité d’amitié bilatéral. Un document qui devrait inspirer la concorde, mais qui a pourtant provoqué pas mal de polémiques dans la péninsule Ibérique, rappelle El País. En effet, “le Parti populaire [PP, droite] critiquait la clause du traité prévoyant qu’un ministre espagnol et un ministre français participent à tour de rôle au