Un week-end, trois accidents. À Butler, dans le Missouri, des amateurs de saut en parachute se sont élevés à une trentaine de mètres d’altitude avant que leur avion n’aille s’écraser dans les clôtures de l’aéroport. Douze morts. Dans l’Utah, près de Moab, le premier champion du monde de slackline [forme de funambulisme], Andy Lewis, qui avait participé au spectacle de Madonna pour la mi-temps du Superbowl, est mort lors d’un saut en base jump en tandem. Au Brésil, une femme de 21 ans a été jetée dans le vide depuis un pont où se pratique le saut pendulaire, alors que son harnais n’était pas attaché. Il s’agirait d’un oubli de la part du personnel. La jeune femme est décédée.

Au-delà des circonstances et probabilités de chacun de ces événements, le fait est que toutes ces victimes ont été confrontées à la même situation : dotées d’un cerveau conçu pour les garder à l’écart du danger et qui leur hurlait : “Tu vas sauter d’un avion, ou tu es sur le point de t’élancer d’un pont ou d’une falaise”, toutes ont fait le choix d’y aller quand même. Ce qui nous amène à nous interroger : pourquoi ? Et pourquoi, après un week-end comme celui-là, retenter le diable ?

Jeff Shapiro est bien placé pour répondre. Il a connu des dizaines de gens qui ont perdu la vie dans des activités à très haut